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Plus ou moins 2017 vœux

voeux-2017Le premier contient tous les autres.
Le deuxième s’en échappe.
Le troisième on lui court après.
La vie est une course de fond me direz-vous,
Le quatrième sera donc un vœu d’endurance.

Le premier contient tous les autres sauf trois.
Ceux là nous font courir.
2017 vœux moins trois qui courent toujours,
Souhaitons-nous un deuxième vœu d’endurance.

Le premier contient tous les autres plus le reste.
Ce qui reste c’est ce qui n’a pas été perdu.
Qui nous verra courir après ce qu’on ne peut perdre ?

Le premier c’est le tout.
Ce tout on l’appellera pour un temps « 2017 ».
Ce tout va-t-il nous faire courir ?

Le tout contient le reste.
Le reste ne peut être perdu.
« 2017 » est ce qui reste.

Vous l’avez compris, l’année 2017 sera politique!

 

Pour commencer en douceur et sérénité, une petite perle du musicien turc Ömer Faruk Tekbilek.
« Last moments of love ». Extrait de l’album Crescent moon, 1998

 

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Pour 2016, que vais-je vous souhaiter?

Question difficile par les temps qui courent, j’y ai donc longuement réfléchi:

Feuilles et fleursdu vent dans les arbres (pour le bruit des feuilles)
des mots pour dire non
des mots pour dire oui
des fraises dans vos pêches melba
des arcs en ciel (da
ns votre ciel)
des poissons-chats volants
des soucoupes en état de marche
des fleurs de lys fanées
des fanes de radis pour la soupe
des pommes de terre nouvelles (toujours pour la soupe)
des nouvelles de moi

(- euh… je continue?
– non, je crois que ça suffit comme ça.
– vraiment?
– oui, vraiment.

 – dommage, je m’amusais bien.
– oui mais ça suffit quand même.
– bon, euh, et bien… la sortie c’est la grande porte ou la petite porte?
– passe sous le tapis c’est plus court.)

Pour résumer, que le monde merveilleux soit avec vous!

« Il est un ciel de satin au cœur de la tempête
et, tout près du seuil d’un paysage proscrit,
des châteaux de feu ouverts sur la mer, des tours de fête. »
Maria-Mercè Marçal, Sorcière en deuil

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Passage doré

Reçu ce premier jour de janvier le privilège d’heures dorées comme du miel. Enchantement d’une journée d’hiver ensoleillée dans le sud de la France.
Présage.
Lire dans les rayons du soleil ce qu’on ne peut lire dans nos mains. C’est à dire tout, rien, et bien plus.

« On dit le ciel est bleu
Mais c’est moi qui le vois bleu
Le bleu est en moi
Autant qu’en lui
Et la lumière je suis lumière »

Henri Meschonnic, « L’obscur travaille », 2012

Lula Pena, Acte VII, extrait de l’album « Troubadour » (2010)

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Vœux, une fois l’an

Ce message de bonne année n’aura pas la tonalité joyeuse et pleine d’espoir qu’on pourrait attendre de lui. Il faudrait en effet avoir 20 ans pour en écrire un de cette nature. Ou plutôt avoir eu 20 ans au commencement des temps, lorsque la vie se réveillait et se répandait sur la terre. Mais la terre est fatiguée de nous. De notre indifférence et de notre infidélité. Alors transformons nous une bonne fois pour toute en robots, interchangeables à merci, que les plus vaillants d’entre nous se chargeront de mettre au rebut à la première baisse de performance. Ne nous leurrons pas, nous en sommes là. Travailleurs fatigués mais toujours dociles, consommateurs aux ordres, vieux parqués et invisibles, femmes aux uniformes taillés sur mesure, tailleurs roses ou tchadors noirs selon les cultures – il faut bien se démarquer un peu. Alors que nous pensions si fort que nous avions gagné la bataille de la servitude.

Et bien non. Aujourd’hui il n’est même plus indécent de penser qu’il n’y a pas de place pour tous dans l’espace que nous habitons. Les naufragés des territoires noyés par le réchauffement climatique n’auront qu’à disparaitre avec leurs paysages trop bas car de nouvelles terres d’accueil ils n’en trouveront point. Fin 2013 les voix des chefs belliqueux résonnent bien fort. On aimerait retenir l’année. Se cacher les yeux pour ne pas regarder la porte s’ouvrir. Mais ce serait déjà se mentir. Car dans le vieux bois du temps la vie est là. Elle nous observe et nous la désirons. Ne tient qu’à nous de danser sur sa mélodie claire. « Prenez soin de vous », nous dit-elle. Nous tous autant que nous sommes, nous le Monde. Elle le sait bien la vie, qu’elle n’est pas une mais multiple, et qu’elle n’existe qu’à cette condition. Alors je nous souhaite pour cette année 2014 une attention soutenue aux petits riens merveilleux de la vie, manière efficace et douce de veiller à la conservation du monde.Tout cela et bien plus en image par un maître qui nous laisse franchir la porte sans lui:

Tout-Rien de Frédéric Back :

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